Paulina Chiziane et Mia Couto, deux voix singulières de la Mozambicanité

Imprimer

 

Resumo :

 

Paulina Chiziane e Mia Couto, novelistas, romancistas e contadores moçambicanos, continuaram os avanços das correntes da Negritude e da Africanidade, abrindo novos caminhos em torno da Moçambicanidade. Nos dois romances escolhidos, Terra Sonâmbula (1992) de Mia Couto e Niketche, Uma História da Poligamia (2002), a temática da guerra e da opressão é escolhida como ponto de partida para uma reflexão sobre o caos, a fragmentação do espaço político, cultural e social e a divisão dos homens condenados à errância, ao medo, ao sofrimento e à loucura. As vozes singulares, originais, temerárias e generosas dos dois romancistas apoiam-se nas estórias-mundo, ajudam as personagens a escapar do sentimento de vazio, do ser nada, contribuindo à reconstrução do real e do imaginário, do viver e do ser. A temática coloca também em questão, nas duas obras, os conflitos, medos e questionamentos diversos dos escritores da Moçambicanidade perante o campo literário assim como o papel da literatura em tempo e espaço minados.

 

Résumé :


Paulina Chiziane et Mia Couto, nouvellistes, romanciers et conteurs mozambicains ont poursuivi  les  recherches des courants de la Négritude et de l’Africanité, ouvrant dans les années 90 de nouveaux chemins autour de la Mozambicanité. Dans les deux romans choisis, Terra Sonâmbula (1992) de Mia Couto et Niketche, Uma História de Poligamia (2002) de Paulina Chiziane, la thématique de la guerre et de l’oppression est choisie comme point de départ d’une réflexion sur le chaos,  sur la fragmentation des espaces politiques, culturels et sociaux et sur la division des hommes condamnés à l’errance, à la peur et à la souffrance, à la folie ou à la révolte. Les voix singulières des deux romanciers, originales, téméraires et généreuses, s’appuient sur des histoires-monde et sur la richesse de l’oralité, elles accompagnent les personnages dans leurs parcours et tentent de déminer le vide, le n’être rien, contribuant à la reconstruction du réel et de l’imaginaire, du vivre et de l’être. La thématique questionne également, dans les deux œuvres, la propre confrontation de l’écrivain au champ littéraire, en des temps et des espaces minés.

 

 

A propos de l’auteur:

 

Geneviève Vilnet est Maître de Conférences au Département d'Etudes Ibériques et Ibéro-Américaines de l'Université de Caen Basse-Normandie où elle enseigne la littérature et la civilisation du Brésil, du Portugal et de l'Afrique lusophone. Elle est l'auteur de nombreux articles sur l'art et la littérature française, brésilienne, portugaise et mozambicaine et d'un ouvrage intitulé Champ et hors-champ, La photographie et le cinéma dans les manifestes et les romans d'Oswald de Andrade, publié en 2006, aux Editions Indigo-Côté Femmes. Ses recherches portent actuellement sur le thème du corps et de l'espace dans la littérature contemporaine brésilienne et mozambicaine. Elle vient de publier en janvier 2010 son premier roman, Cherbourg-Fort-de-France, aux Editions Indigo-Côté Femmes.