Amaral, Maria Adelaide

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AMARAL Maria Adelaide (Porto, Portugal, 1942), auteure dramatique, écrivaine, traductrice et journaliste brésilienne.

 

L’œuvre dramatique et littéraire de cette auteure, reconnue par la critique et le public, traduit sur scène les conflits sociaux et existentiels de son époque.

 

Maria Adelaide de Almeida Santos do Amaral quitte le Portugal avec ses parents, à l’âge de 12 ans, pour São Paulo. Elle achève en 1978 des études de journalisme et travaille pendant seize ans pour les Editions Abril. A la suite d’une grève, elle écrit en 1974 sa première pièce A Resistência, qui reçoit un prix du Service National du Théâtre mais est interdite par la censure. De même, sa seconde pièce, Cemitério Sem Cruzes, en 1976, caractérisée par une écriture réaliste. Sa première pièce représentée, en 1978, Bodas de Papel, est dirigée par Cecil Thiré et propose un portrait de cette classe moyenne urbaine qui a tiré bénéfice du « miracle brésilien » de la dictature. La pièce reçoit le Prix Molière, les Prix du Gouverneur de l’Etat et de l’Association des Critiques d’art.

 

Autre grand succès, Chiquinha Gonzaga*, Ó Abre Alas, en hommage à la musicienne, est une comédie musicale mise en scène en 1983 par Osmar Rodrigues Cruz, qui obtient le Prix Molière de Meilleur auteur national. Cette pièce manifeste le début d’une seconde phase créative, tournée vers les relations homme/femme, dans laquelle le réalisme cède le pas au poétique et au mémoriel. Ainsi son premier roman, Luisa, Quase uma História de Amor, de 1986, gagne le Prix Jabuti en tant que roman et, transformé en pièce de théâtre, intitulée De Braços Abertos, et sous la direction de José Possi Neto, gagne à son tour un Prix Molière.

 

Dans les années 90, elle participe, avec Viúva, au montage de Lilian Cabral en 4 volets Solteira, Casada, Viúva, Desquitada [Célibataire, Mariée, Veuve, Divorcée] et sa pièce  Para tão longe amor est mise en scène au Portugal par Roberto Lage. En 1994, sa pièce Querida Mamãe, dirigée par José Wilker, reçoit le Prix de meilleur auteur de l’Association des Critiques d’art.

 

Comme traductrice et adaptatrice, Maria Adelaide Amaral compte plusieurs travaux de qualité: Electra, de Sophocle, en 1987, Kean, de Jean-Paul Sartre, en 1994; Cenas de Um Casamento, de Ingmar Bergman, en 1996 ; en 2000, Joana Dark a re-volta, de Carolyn Gage et en 2001, O Evangelho segundo Jesus Cristo, de José Saramago.

 

En 1994, elle écrit une biographie de l’actrice Dercy Gonçalves*, Dercy de Cabo a Rabo. Elle a collaboré activement à la télévision depuis 1990 dans des feuilletons, des adaptations d’œuvres littéraires et des téléfilms.

 

Maria Adelaide affirme qu’elle écrit pour retrouver et transformer dans la fiction ce qu’il ne lui a pas été possible de changer dans la vie réelle.

 

 

 

Ref : DWEK, Tuna, A Emoção Libertária, São Paulo, Imprensa Oficial, 2005; www.itaucultural.org.brhttp://www.mariaadelaideamaral.com.br/

 

(AVP-IMFS)